CAMEROUN: OUVERTURE D’UNE ENQUÊTE SUR LES EXACTIONS DE L'ARMÉE


Le gouvernement camerounais annonce l’ouverture d’une enquête « à la suite de la mise en ligne d’une vidéo mettant en scène des exactions inconcevables commis par des hommes armés contre des femmes et des enfants. Déjà sept militaires, dont un lieutenant ont été arrêtés dans le cadre de cette affaire selon un communiqué lu à la radio d’État par le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary.

Dans le dit communiqué, le ministre camerounais de la communication fait part de « la volonté du chef de l’État de veiller à ce que les exactions qui peuvent être perpétrées par quelques soldats égarés fassent l’objet systématiquement d’enquêtes et aboutissent, le cas échéant, à des sanctions appropriées ».

La vidéo qui incrimine les forces de l’ordre camerounais aurait été tournée avant mai 2016 selon Amesty international .Diffusée début août, on aperçoit sur cette dernière des hommes armés tirant sur une dizaine de personnes non armées agenouillées face à un mur près de maisons en flammes. Dans cette vidéo, un présumé soldat camerounais indique être en opération de « ratissage »dans le village d’Achigachia, à la frontière avec le Nigeria.

Le porte parole du gouvernement a précisé que la presse serait informée des résultats de l’enquête tout en rejetant l’accusation faite qu’il s’agit de soldats camerounais et ce « tant qu’on n’aura pas établi de manière incontestable l’origine et l’appartenance des soldats qui auraient perpétré des exécutions sommaires ».

Cette enquête est donc lancée après la diffusion sur Internet d’une première vidéo très violente mettant en scène des présumés soldats camerounais abattant deux femmes et leurs très jeunes enfants.

Le 11 juillet, au lendemain de la diffusion de cette première vidéo très violente, le gouvernement camerounais avait déclaré avoir ouvert une enquête, tout en qualifiant la vidéo de « fake-news » et d'horrible trucage ».

Mais pour l’ONG Amnesty International, il n’est nul doute qu’il s’agit bel et bien des éléments des forces armées camerounaises qui ont ces derniers temps fait l’objet de nombreuse critiques de la part d’ ONG notamment sur des exactions perpétrés contre des personnes soupçonnées d’appartenir au groupe Boko Haram.

En attendant les conclusions de ce dossier brûlant l’enquête du coté de Yaoundé suit son court.

#CAMEROUN

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