ZIMBABWE : L’INVESTITURE DU PRÉSIDENT "SUSPENDUE" APRÈS LE RECOURS DE L'OPPOSITION


Emmerson Mnangagwa devra encore attendre avant d’être officiellement installé comme président de la République du Zimbabwe. Initialement prévue le dimanche 12 août, l’investiture de l’ancien bras droit de Robert Mugabe a été suspendue par la cour constitutionnelle à la suite d’un recours déposé deux jours avant par le Mouvement pour le Changement démocratique, le parti de Nelson Chamisa. Un recours en vue de contester les résultats de l’élection du 30 juillet dernier. Selon l’opposition, de nombreux actes de tricheries et de fraudes à la faveur du président élu avaient été enregistrées. Assez pour le disqualifier de la course et proclamer Nelson Chamisa vainqueur.

Du côté d’Emmerson Mnangagwa, c’est la confiance qui règne, l’élection aurait été « juste et transparente ». Son camp accuse tout de même les opposants d'être de « mauvais joueurs ». Le président de la transition du pays a réuni une équipe juridique de haut niveau composée de 12 membres, pour défendre sa victoire face à ce qu’il appelle lui même des « Litiges Injustifiés ».

La Cour constitutionnelle dispose donc de 14 jours pour trancher, mais en attendant, le ministre de la Justice zimbabwéenne Ziyambi Ziyambi a annoncé le report de l’investiture du président. Elle aura lieu certes, mais tout dépendra de la décision de la Cour constitutionnelle. Elle peut déclarer un gagnant ou invalider l'élection, auquel cas une nouvelle élection devra avoir lieu dans les 60 jours suivant la décision.

Pour mémoire, le scrutin du 30 juillet dernier était le premier depuis la chute du leader Robert Mugabe. Il avait été remporté par Emmerson Mnangagwa au premier tour avec 50,8 % des voix devant son rival de toujours, Nelson Chamisa avec 44,3 % des voix.

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