OUGANDA L'ARMÉE S'EXCUSE POUR SES BAVURES


L’armée reconnaît ses torts en Ouganda. Elle reconnait avoir eu recours à la violence pour recadrer la population. Elle s’en excuse et reconnaît avoir manqué de professionnalisme. C’est de l’inédit en Ouganda, même si les faits diffusés sur les réseaux sociaux, sont indubitables.

Les éléments de la police ougandaise sont en occurrence accusé de brutaliser les civils. C’est l’agression des journalistes en début de semaine, qui a d’avantage mis le feu aux poudres.

Dans un communiqué, l’armée ougandaise s’est excusée et a promis de punir tous les responsables d’agression de journalistes. Quelques heures auparavant, l’ONG de défense des droits de l’homme, Human Rights Watch, avait appelé la police et l’armée ougandaise à cesser les violences contre les journalistes et les manifestants. Elle a par ailleurs appelé à éclaircir les circonstances de l’assassinat du chauffeur du député Wine.

Des manifestations pour la libération de cet opposant ont été en effet sévèrement réprimées lundi 20 août. Des quartiers de la capitale ougandaise, Kampala, ont été bouclés pendant quelques heures par la police et l’armée, qui ont utilisé gaz lacrymogènes et tirs à balles réelles pour disperser des manifestants venus protester.

Des policiers anti-émeute et des soldats ont pris le contrôle des rues du marché animé de Kireka. Des véhicules blindés ont été positionnés à des intersections clés pendant que les forces de sécurité faisaient évacuer des quartiers entiers. Des centaines de commerçants et passants effrayés ont dû quitter les lieux sur une unique file, les mains en l’air, comme ordonné par des soldats équipés de matraques. Sur la rue Nasser, site de nombreuses imprimeries et papeteries, les soldats ont forcé des centaines de personnes à s’agenouiller, les mains en l’air, pendant qu’ils patrouillent la zone.

Des faits que l’armée ougandaise reconnaît aujourd’hui tout en promettant des mesures répréhensives à l’encontre de ses éléments.


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