ZIMBABWE : MNANGAGWA FINALEMENT INVESTI


Emmerson Mnangagwa est officiellement le président du Zimbabwe. Après plusieurs semaines de controverse sur les conditions de son élection, celui qu’on surnomme « Le Crocodile » a prêté serment ce dimanche 26 août à Harare dans le grand stade de la capitale zimbabwéenne. Une prestation de serment qui intervient deux jours après la confirmation de sa victoire par la cour constitutionnelle.

Outre les milliers de zimbabwéens présents à cette investiture, de nombreux dirigeants africains ont tenu à faire le déplacement pour Harare. Il s’agit de Cyril Ramaphosa de l’Afrique du Sud, Edgard Lungu de la Zambie, Joseph Kabila de la RDC et Paul Kagamé du Rwanda, par ailleurs président en exercice de l’Union Africaine. En signe d’apaisement, le nouveau maître du pays a profité de son discours d’investiture pour annoncer une enquête sur le répression meurtrière de la manifestation postélectorale du 1er août dernier qui a fait six morts.

Il a par ailleurs appelé les populations à oublier cette triste période dans la vie démocratique du Zimbabwe et se concentrer sur les défis économiques qui attendent le pays. Le Zimbabwe connaît une crise économique et financière importante avec un taux de chômage estimé à plus de 90% de la population. Un héritage du président Robert Mugabe qui avait démissionné en novembre 2017 au profit de son vice président Emmerson Mnangagwa. A 75 ans, ce dernier, fraîchement élu entend faire face à ce défi en mettant sur pied des mesures pour attirer les investissements nationaux et étrangers. « La création d’emplois sera au cœur de nos efforts » a-t-il lancé devant la foule.

Rappelons que Emmerson Mnangagwa avait été proclamé vainqueur de l’élection présidentielle du 30 juillet dernier avec 50.8% des suffrages contre 44.3% pour son rival Nelson Chamisa. Ce dernier avait alors crié à la fraude, avant de contester les résultats devant la cour constitutionnelle. Mais la plus haute instance judiciaire du pays a finalement validé le scrutin, estimant que l’opposition n’avait pas assez de preuves à charge.

Après la validation, Nelson Chamisa a appelé au dialogue avec l’actuel président à condition que les pourparlers sur le partage du pouvoir reconnaissent la victoire présumée du principal leader de l’opposition.

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 2018 By conseil africain des medias