NAMIBIE UNE CONFERENCE NATIONALE POUR LA REFORME AGRAIRE


Tout comme le Zimbabwe et l’Afrique du sud, la Namibie a également engagé une réforme agraire en vue de corriger les erreurs foncières de son passé coloniale. Selon les autorités du pays une grande majorité des terres agricoles sont encore détenues par des étrangers, Allemands ou Sud-Africains. Une situation que la nouvelle équipe gouvernementale veut changer.

Mais la politique de transfert des terres sur la base du volontariat des propriétaires peine à porter des fruits, raison pour laquelle le président Hage Geingob table sur l’organisation d’une grande conférence nationale sur la terre. L’annonce a été faite dimanche 26 Août par le chef de l’Etat qui soutient que ce projet est vital pour une paix durable dans le pays. Hage Geingob appelle de cet fait ses compatriotes à aborder ce sujet qui bien que sensible permettra au pays de trouver « des solutions durables, aux défis de l’inégalité et de la privation de terres.»

Le président namibien qui rejette des saisies forcées des terres détenues par les Blancs , assure que lors de la dite conférence qui aura lieu du 1er au 5 octobre de cette année , plusieurs points seront examinés dont les demandes de restitution des terres ancestrales , l’expropriation dans l’intérêt public avec une juste indemnisation et la politique de redistribution sur la base du volontariat.

La Namibie a un passé coloniale marqué par des régimes autoritaires, de l’impérialisme allemand à l’apartheid sud-africain. Bien que le pays ait accédé à l’indépendance le 21 mars 1990, les vestiges du système colonial sont encore présents car, plus des deux tiers des terres agricoles sont toujours aux mains de la minorité blanche qui représente 8 % de la population. Des injustes que l’actuel gouvernement compte réparer. Mais la tâche pourrait s’avérer difficile.

En Afrique du Sud , le président Ramaphosa qui a également entrepris une réforme agraire basée sur l’ expropriations sans indemnisation ceci en vue de « réparer l’injustice historique grave » commise à l’égard de la majorité noire pendant la période coloniale et le régime raciste de l’apartheid , s’attire les foudres de la minorité blanche qui soutient n’avoir pas volé ces terres. La réforme n’est pas encore opérationnelle, mais déjà elle a réussit à raviver les tensions dans ce pays encore fortement marqué par les méfaits de l’apartheid.


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