SÉNÉGAL KHALIFA SALL REVOQUÉ DE SES FONCTIONS DE MAIRIE DE DAKAR


Les mauvaises nouvelles s'enchaînent pour Khalifa Sall. Après sa condamnation en appel jeudi dernier, à 5 ans de prisons ferme pour escroquerie sur les deniers publics, il a été révoqué vendredi de ses fonctions le maire de Dakar selon un décret signé par le président Macky Sall et par le Premier ministre, Mahammed Boune Abdallah Dionne. Un rapport du ministre de la Gouvernance territoriale, qui a la tutelle sur les villes, et sur lequel se fonde notamment le décret, stipule que "la condamnation du maire de Dakar par la Cour d'appel le prive de la capacité juridique et de l'autorité morale nécessaires à l'exercice de ses fonctions.

Opposants au chef de l'Etat et candidat déclaré à la présidentielle de février 2019, Khalifa Sall a vu sa peine de 5 ans d’emprisonnement en première instance, confirmée jeudi 31 Août 2018 par la Cour d'appel de Dakar. Une décision qui l’écarte désormais de la course à l’élection présidentielle au Sénégal. Mais ses avocats ne comptent pas en rester là. Ils ont annoncé ce même jour un recours devant la Cour suprême et l’intention de Khalifa Sall de se présenter à la présidentielle de 2019.

La révocation de Khalifa Sall de ses fonctions de Maire de Dakar a suscité de vives réactions dans son camp et de la part de nombreuses ONG de défense des droits de l’homme au Sénégal. Me Amadou Ali Kâne l’un de ses avocats qualifie cette destitution d’ "illégale, anti-démocratique et sans fondement". Pour Me Assane Dioma Ndiaye, un autre de ses avocats et en l’occurrence président de la Ligue sénégalaise des droits de l’homme, "le harcèlement et la persécution contre Khalifa Sall se confirment". Babacar Ba, du Forum du justiciable, une organisation de défense des droits de l'homme pense que "C'est catastrophique à ce stade de la procédure que le président Macky Sall prenne un décret pour révoquer Khalifa Sall. C'est admettre qu'il est définitivement fautif alors que les voies de recours ne sont pas encore terminées".

S’appuyant sur les textes qui organisent la Cour suprême au Sénégal, le panel d’avocats chargé de la défense de "Khalifa Sall considère qu’il n'est pas définitivement condamné. Il appelle ainsi les conseillers et les juristes du président de la République à se conformer aux textes juridiques.

en détention depuis mars 2017 l’homme politique de 62 ans, qui jouit d’une grande cote de popularité , avait été condamné en première instance pour "escroquerie portant sur des fonds publics" et "faux en écriture", pour le détournement d'environ 2,5 millions d'euros prélevés entre 2011 et 2015 sur les caisses de la Ville de Dakar. Outre les 05 ans d’emprisonnements, il est également appelé à verser avec trois de ses sept coaccusés la somme de 1,8 milliard de francs CFA (environ 2,75 millions d'euros) à l'Etat du Sénégal.

Mais pour ses partisans qui le considère comme l'un des rares adversaires à mesure de peser lourd dans les urnes face au président sortant Macky Sall, les poursuites judiciaires à son encontre visent à l'empêcher de se présenter à la présidentielle de 2019.

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