AFRIQUE / JOURNÉE MONDIALE DE LA PEINE DE MORT : LES PRÉSIDENTS DU CONTINENT CONTRE CE CH TIMENT


À l’occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort, des chefs d‘État africains ont exprimé, ce mercredi 10 octobre 2018, leur hostilité à la peine capitale, un châtiment souvent dénoncé par des ONG de défense des droits de l’homme.

L’humanité célébrait ce 10 octobre 2018, la journée mondiale contre la peine capitale. Une journée instituée en 2003 pour faire la promotion de l’abandon de cette sentence. En cette seizième édition, certains chefs d’états africains ont exprimés leurs indignations contre ce châtiment.

Pour Emmerson Mnangagwa, le président du Zimbabwe, la peine de mort est une atteinte à la dignité humaine. Car elle constitue un traitement cruel, inhumain et dégradant. Et elle est contraire au droit à la vie.

Si le Zimbabwe pays n’a plus exécuté ses condamnés à mort, la Constitution de 2013 autorise néanmoins la peine capitale. Des rapports d’ONG indiquent qu’en 2017 le pays comptait plus de 90 prisonniers condamnés à la peine capitale. Étant donné qu’une cinquantaine de Zimbabwéens se portaient candidats au poste de bourreau.

Dans d’autres pays africains la peine de mort figure dans les textes. Mais, elle n’est pas appliquée. C’est le cas de Tanzanie. Son code pénal, en son article 16, prévoit la peine de mort pour des infractions graves telles que le meurtre et la trahison.

Mais, le président John Magufuli n’entend pas signer un arrêt de mort. « Je sais qu’il y a des personnes qui ont été reconnues coupables de meurtre et qui attendent la peine de mort, mais s’il vous plaît, ne m’apportez pas la liste pour décision, car je sais à quel point, il est difficile de l’exécuter », a-t-il déclaré.

Pour l’Union européenne, L’abolition de la peine de mort, en droit ou dans la pratique, est une condition préalable à l’adhésion au Conseil de l’Europe, et l’interdiction absolue de la peine de mort, quelles que soient les circonstances, est consacrée tant par les protocoles n° 6 et n° 13 à la Convention européenne des droits de l’homme que par la charte des droits fondamentaux de l’UE .

C’est donc pour cette raison, que de nombreuses ONG des droits de l’homme, ont encore saisi cette occasion de la journée mondiale contre la peine de mort, pour appeler les pays pratiquant encore cette sentence à y renoncer.


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 2018 By conseil africain des medias