LUTTE CONTRE LA CORRUPTION AU NIGERIA POLÉMIQUE AUTOUR DES NOUVELLES MESURES PRÉSIDENTIELLEs


Le chef de l’Etat, Mohamadou Buhari vient de lancer une interdiction de sortie du territoire nigérian à plus d’une cinquantaine de personnalités soupçonnées de corruption. Il a également de mis sous embargo leurs biens. L’opposition dénonce l’atteinte de la liberté de déplacement.

Les avocats des suspects dénoncent une atteinte à la constitution fédérale. Plus d’une cinquantaine de personnalités nigérianes sont sous collimateur du président Muhamadou Buhari.

Elles figurent sur une liste de présumés corrompus et prévaricateurs de la fortune publique. Ces personnalités ont interdiction de quitter le territoire nigérian tant que les soupçons qui pèsent sur elles ne sont pas levées.

De plus, le chef de l’Etat Muhamadou Buhari a mis sous embargo les fonds suspects volés afin que les présumés prévaricateurs ne puissent pas les utiliser, mais aussi les cacher.

La présidence Nigériane explique que ces mesures visent à accélérer les procédures judiciaires souvent longues. Car il a été souvent constaté que les enquêtes portant sur la corruption n’aboutissement toujours pas.

Ceci parce que les présumés prévaricateurs dilapident les fonds détournés dans les procédures judiciaires. En clair, c’est avec ces fonds qu’elles payent les honoraires de leurs avocats.

En interdisant à ces suspects de quitter le territoire et en gelant leurs avoir, il est question selon le porte-parole de la présidence d'empêcher les suspects d'avoir accès aux fonds placés à l'étranger qu'ils pourraient être tentés de mettre à l’abri des autorités nigérianes.

Si l’identité des personnalités concernées n’est pas dévoilée, on apprend d’une source que la plusieurs d’entre elles sont membres de l’opposition. Les avocats des concernées estiment que président Buhari par ces mesures portent atteintes aux dispositions de la constitution fédérale qui garanti la liberté de circulation.

Ces juristes estiment que seul un tribunal a compétence à limiter les libertés d’une personne et non le chef de l’Etat. Au Nigeria, la dernière fois où de mesures similaires étaient appliquées c’était au temps dictateur Sani Abacha. Le Nigéria était alors sous la dictature militaire.

Rappelons que le président Buhari avait promis lors de sa campagne électorale d’éradiquer la corruption. Depuis son arrivée au pouvoir, il n’a cessé de prendre des mesures fortes.

#NIGERIA

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