CRISE ANGLOPHONE: LE TEMPS DE L’APAISEMENT


Après avoir invité les sécessionnistes à déposer les armes le 6 novembre dernier lors de sa prestation de serment, le président Paul Biya a pris de nombreuses mesures allant dans le sens de l’apaisement pour une sortie de crise.

C’est le cas de la création d’un comité nationale de désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants de Boko Haram et des groupes séparatistes. La semaine dernière encore le chef de l’Etat a ordonné l’arrêt des poursuites et la libération de 289 personnes interpellées dans le cadre de cette crise.

Lors de sa prestation de serment le 6 novembre dernier à l’hémicycle de Ngoa Ekellé, le président Paul Biya a invité les sécessionnistes à déposer les armes. Le chef de l’Etat mettait ces derniers en garde qu’ils feraient face à la rigueur des lois et à la détermination des forces de défenses et de sécurités au cas où ils ne déposaient pas les armes. Les chefs de l’Etat les faisaient savoir aux sécessionnistes qu’ils étaient dans une aventure sans lendemain.

Lui qui a toujours été à l’écoute et à répondu favorablement aux revendications des avocats et enseignants anglophones dès le début de la crise, a pris de nombreuses mesures allant dans le sens de l’apaisement. Ces derniers temps encore, le président Paul Biya a montré aux séparatistes une issue de sortie des violences en créant un comité national de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) des repentis de Boko Haram et des combattants séparatistes. Il s’agit d’une porte pour les sécessionnistes qui désirent cesser les combats et qui va permettre leur réinsertion économique et sociale. A ce comité national de DDR vient s’ajouter l’arrêt des poursuites et la libération 289 personnes interpellées dans le cadre de cette crise. La semaine dernière, le président Paul Biya a demandé l’arrêt de poursuite contre ces personnes et vendredi dernier 111 d’entre elles ont été libérées vendredi au terme d’une audience devant le tribunal militaire de Yaoundé.

Ces personnes étaient reparties entre le Secrétariat d’Etat à la Défense (33), la prison centrale de Kondengui dont trois à la prison principale et deux à la police judiciaire. Tous ont été relaxés et ont remercié le président Paul Biya tout en promettant de ne plus recommencer. Au regard de ces faits on comprend qu’en père de la Nation, Paul Biya mani la carotte et le bâton. Bien avant ces personnes, le chef de l’Etat avait déjà ordonné l’année dernière la libération des détenus de la crise anglophone. Pour dire à ceux-ci comme dans la Bible, « Va et ne pèche plus ».

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