RCA / SÉCURITÉ : NOUVEL ACCORD DE PAIX SIGNE A BANGUI


La République centrafricaine a signé un accord de paix entre 14 groupes rebelles et le gouvernement. Un accord conclu quelques jours auparavant à Khartoum, la capitale soudanaise. Cet acte a pour objectif de sortir le pays de près de sept années d’une guerre fratricide qui a déjà fait des centaines de morts.


Le 6 février 2018, pourrait donc être un jour historique pour la République centrafricaine. Mais s’il s’agit là, du huitième accord depuis le début de la guerre en Centrafrique, en 2013, celui-ci, est bien le premier auquel participent toutes les parties prenantes au conflit. Il est donc vu comme un médicament miracle et universel, qui pourrait définitivement mettre un terme aux violences dans le pays.


L’une des grandes inconnues demeure l’amnistie des auteurs d’abus. Les groupes armés qui contrôlent actuellement environ 80 % de la République centrafricaine en avaient fait une condition pour cesser les hostilités. Mais Bangui s’y était opposé.


Les groupes armés qui s’affrontent en Centrafrique sont issus de l’ex-rébellion hétéroclite de la Séléka à majorité musulmane qui a renversé le président François Bozizé en 2013, et des milices d’auto-défense qui s’y opposaient, les antibalaka. Au cours des derniers mois, deux dirigeants anti-Balaka ont été conduits devant la CPI, mais aucun des combattants de la Séléka n’a encore été pris pour cible par le procureur général de la Cour, Fatou Bensouda.


Quoi qu’il en soit, les signataires du texte se félicitent de l'aboutissement des pourparlers entamés le 24 janvier à Khartoum et espèrent qu'il permettra de sceller la réconciliation.

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