ARRESTATION DU BARBOUZE FRANÇAIS EN RCA : LA FRANCE VEUT PROTÉGER SON ESPION



Visiblement, la honte a foutu le camp dans la diplomatie française. Alors que le monde entier vit avec la plus grande désolation le énième épisode de la supercherie française en Afrique, Paris se permet de chercher à protéger son agent secret démasqué en mettant à contribution le Quai-D'Orsay et les médias.



La France a estimé ce mercredi sans honte aucune que la mise en scène de l’arrestation d’un de ses ressortissants à Bangui faisait partie d’une instrumentalisation visant à réduire son influence dans la région. « Nous déplorons l’instrumentalisation manifeste de cette arrestation et relevons que les informations personnelles de cette personne ont été immédiatement rendues publiques par le biais de réseaux de désinformation liés à la promotion d’intérêts bien identifiés qui sont habitués à viser la présence et l’action de la France en République centrafricaine », a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, sans plus de précisions. Un aveu de faiblesse géopolitique qui reconforte de facto la thèse de ceux qui estiment que la Centrafrique et la Russie ont assené "échec et mât au Gaullois".


En effet depuis 2018, la France voit son influence contestée dans son ancienne colonie par une offensive diplomatique de la Russie. Mais elle ne peut s'en prendre qu'à elle-même. Depuis les independances, aucun dirigeant français n'a réussi à rompre avec "la Françafrique". Une politique paternaliste qui a maintenu la République Centrafricaine dans la misère et une succession de guerres civiles qui n'ont profité qu'à l'hexagone pendant plusieurs décennies.


Pour reprendre la main, Paris à entamé une vaste campagne de dénigrement de la présence russe dans le pays de Faustin Archange Touadera. La dernière campagne médiatique révélée par RFI, l'une des caisses de raisonnance de l'Elysée et du Quai-D'Orsay, était présentée comme le résultat d'une « enquête indépendante » des experts des nations unies. Ici, les instructeurs russes étaient accusés de « graves violations des droits humains ». Mais elle a très vite déchanté avec l'arrestation de son espion Juan Rémy Quignolot en possession d'un important arsenal de guerre à Bangui, destiné à des opérations en connivence avec les rebelles de la CPC au profit des lobbies français.

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