CAMEROUN /LIQUIDATION ACTIFS RESIDUELS REGIEFERCAM : LA MAFIA DE MAITRE LAZARE ATOU DEMANTELEE



Classées depuis 1991 dans la liste des entreprises publiques qui ont déposé le bilan, l'ex-ONPC, l'Oncpb et la régiefercam, font l'objet de l'intérêt particulier des pouvoirs publics camerounais. Au point où prévenant les informations insistantes qui font état d'aliénation du domaine privé de l'état relevant de l'exploitation de l'ex-ONPC, l'Oncpb et de la Regiefercam, le président Paul Biya prend la résolution le 1er octobre 1996, d'annuler les actes de vente et compensation terrains domaniaux relevant du patrimoine de ces entreprises publiques. L'article 2, alinéa 2 dudit décret présidentiel est clair et sans ambiguïté sur la volonté du président qui interdit :" les aliénations susceptibles d'intervenir sur les dits-terrains". Conditionnant tout acte éventuel au visa du président de la République. Fidèle aux instructions du chef de l'état, le ministre de l'urbanisme et de l'habitat Hele Pierre précise le 18 août 1998 l'annulation pure et simple de tous les "titres fonciers et actes de ventes relevant des titres fonciers Numéro 3625/W et 3724/W".


En dépit de toutes ces batteries de mesures prises pour protéger le patrimoine public, maître Lazare Atou, l'ancien releveur des compteurs de la Société nationale des eaux du Cameroun (Snec), devenu comme par enchantement clerc d'huissier, mais néanmoins chargé en 2006 par le ministre des finances Polycarpe Abah Abah de la sauvegarde et de la gestion des actifs résiduels de l'ex-ONPC, de l'Oncpb et de la Regiefercam, va balayer du revers de la main toutes ces instructions. Dans sa rage prédatrice, maître Lazare Atou va procéder le 24 août 2006 au morcellement du titre foncier 3625/W de la Regiefercam, d'une contenance superficielle de plus de 2 hectares. Bénéficiant de l'appui de fonctionnaires véreux du cadastre du département du Wouri, Maître Lazare Atou va outrepasser les termes de son mandat obtenu du ministre des finances en bafouant toutes les conditions juridiques imposées par le président Paul Biya. C'est ainsi qu'il procédera à l'immatriculation sans fondement juridique de certains biens protégés par le domaine privé de l'état réputé inaliénable. Alors que les termes de la loi sur les affectations des terres de l'état sont suffisamment éloquents en la matière, Maître Lazare Atou. Que faire contre maître Lazare Atou qui bénéficie de l'onction du Secrétaire général de la présidence de la République (Sgpr)? L'homme va entrer dans une infernale frénésie immobilière. Notamment dans la zone Asecna, le Plateau Joss, la rue Ivy, l'avenue de Gaulle, la zone des hydrocarbures, l'ancien hôpital général et les alentours du palais présidentiel, le boulevard de la Bessekè, la zone Udeac, la zone portuaire... Les terrains, maisons et immeubles seront les priorités de maître Lazare Atou qui va brader en un laps de temps tout le patrimoine public.


Tout un patrimoine foncier et immobilier estimé à plusieurs centaines de milliards de FCFA tombera dans l'escarcelle de comparses tapies dans la haute administration qui ont peur aujourd'hui que la vérité sur cette affaire ne surgisse au grand jour. Et pour cela ils sont prêts à tout. En achetant la presse qui est conditionnée à jouer les tueurs à gages, les magistrats qui prononcent des verdicts Bafouant la loi et le bon sens, les policiers chargés de menacer tous ceux qui résistent à l'argent...