CAMEROUN / 1ER SOMMET DES NATIONS UNIES SUR LE SYSTEME ALIMENTAIRE : ATELIER NATIONAL DE LANCEMENT



Le Cameroun se prépare à prendre part au premier sommet des nations unies sur le système alimentaire, qui se tiendra en septembre 2021 à New-York.


A cette occasion, un atelier de lancement des concertations des parties prenantes en vue de la participation du pays de Paul Biya, a été ouvert ce 11 Mai 2021 à Yaoundé, par ANANGA MESSINA née BEYENE Clémentine Antoinette, le Ministre Délégué auprès du Ministre de l'Agriculture et du Développement Rural (MINADER). Cet atelier, s’inscrit dans la vision du Secrétaire Générale des Nations Unies, António Guterres, qui aimerait que les pays du globe terrestre, lancent de nouvelles mesures audacieuses et progressent surtout dans la réalisation des Objectifs de développements durables (ODD). Car pour lui, « Il est inacceptable que la faim augmente alors que le monde gaspille plus d’un milliard de tonnes de nourriture chaque année. Il est temps de changer nos modes de production et de consommation, y compris pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. La transformation des systèmes alimentaires est essentielle à la réalisation de tous les objectifs de développement durable. En tant que grande famille humaine, nous devons absolument créer un monde délivré de la faim ».


C’est donc en préparation de ce sommet, qu’un large éventail de parties prenantes issues notamment du gouvernement, parlements, des jeunes et petits producteurs agricoles ainsi que les scientifiques et entreprises, sont invités à identifier les moyens de rendre les systèmes alimentaires plus forts et plus équitables. Pour ce faire, chaque Etat membre est invité à réunir différents groupes de parties prenantes des ses systèmes alimentaires nationaux, via un programme de concertation multipartites en trois étapes, aussi bien au niveau national qu’international. Ceci entre le novembre 2020 et Juin 2021. Ces concertations qui se feront dans les 10 régions du Cameroun, auront pour objectifs d’explorer différents aspects du système alimentaire national ; d’identifier les vulnérabilités de ce système selon les différentes perspectives ; d’explorer les besoins de changement pour garantir un développement durable sur le long terme ; et de décider des priorités d’action à brève échéances.


Faut-il le rappeler, plus de 51,9 millions de personnes souffrent de la faim en Afrique centrale et la situation nutritionnelle des groupes les plus vulnérables risque de se détériorer davantage en raison des effets sanitaires et socio-économiques de la pandémie de Covid-19. La crise sanitaire actuelle met en évidence les défis existants dans les systèmes alimentaires et souligne la nécessité d’améliorer la résilience des chaînes d’approvisionnement alimentaire et des systèmes alimentaires en général. Des études récentes font état d'une détérioration inquiétante de l’insécurité alimentaire aiguë dans les pays qui souffrent déjà d'autres crises telles que les conflits, le changement climatique, les ravageurs et les maladies transfrontalières.


Plusieurs ont répondues présente à cet atelier de lancement des concertations