CRISE EN ÉTHIOPIE: LE HCR EMBOURBE DANS DES ACTES IGNOBLES DE TRAITE DES ETRES HUMAINS



Ces dernières semaines, les forces résiduelles du TPLF et les milices alliées ont mené une série d'attaques de représailles odieuses contre des Erythréens dans les soi-disant "camps de réfugiés" de la région du Tigré, en Ethiopie.


Ces attaques vicieuses et tout à fait déplorables ont généralement été passées sous silence par les grands médias. Aussi regrettable et malheureuse que soit cette suppression flagrante d'informations, elle n'est guère surprenante. Depuis des mois, la plupart des médias occidentaux ont soit totalement ignoré, soit fortement minimisé les actes de guerre insurrectionnels du TPLF et leurs graves conséquences pour la paix et la stabilité régionales.


Le HCR a, comme on pouvait s'y attendre, rejoint ce chœur de silence, même s'il a tardivement publié une déclaration banale accusant "toutes les parties impliquées". Ce n'est pas totalement inattendu, en particulier à la lumière du fait que, pendant des années, le HCR a abusé de manière flagrante de son mandat institutionnel pour être le fer de lance et être de connivence avec la campagne ciblant les jeunes Erythréens.


La toile de fond politique de cette politique concertée était la guerre frontalière entre l'Érythrée et l'Éthiopie et le changement subséquent des politiques régionales américaines et européennes.

Entre mai 1998 et juin 2000, l'Érythrée et l'Éthiopie dirigée par le TPLF ont mené la guerre conventionnelle la plus importante et la plus meurtrière de l'histoire africaine contemporaine. Ce conflit brutal a entraîné la mort ou la blessure de dizaines de milliers de personnes, le déplacement à grande échelle de civils et des coûts économiques, infrastructurels et de développement dévastateurs pour les deux pays. Fondamentalement, la guerre était le résultat des politiques expansionnistes du TPLF, ainsi que de son désir de faire reculer l'indépendance de l'Érythrée.

Après l'échec des tentatives visant à imposer un "changement de régime" et à effacer l'indépendance de l'Érythrée par le biais d'une invasion militaire, le TPLF et ses principaux alliés ont lancé un effort multiforme pour atteindre leurs objectifs par d'autres voies et mécanismes moins directs. Ces efforts comprenaient notamment "l'isolement, la déstabilisation, les sanctions et la guerre économique, la diffamation et les opérations psychologiques, ainsi que la dégradation de la capacité du pays à se développer ou à se défendre". Ces subterfuges ont été accompagnés d'une injection financière massive - de l'ordre de 40 milliards de dollars américains - pour soutenir et "léoniser" le régime de substitution du TPLF.

En effet, alors que le TPLF occupait militairement de larges pans du territoire érythréen souverain et menait des attaques ou des incursions militaires répétées, en violation direct