DETOURNEMENT : COMMENT RABOBANK A CAUSE LA FAILLITE DE LA TRC (TRANSFORMATION REEF CAMEROUN)




En bloquant un transfert de 06 millions d’euros, destiné au financement de la société Transformation Reef Cameroon (TRC), cette banque a conduit à l'effondrement du forestier camerounais ; qui était déjà fortement impacté par un accord déséquilibré de distribution exclusive avec Reef Hout, après la scission de leur société mère : Reef Group.


Selon les liquidateurs, TRC n'aurait survécu à une faillite certaine, que si elle avait pu toucher les 06 millions d’euros logés dans le compte bancaire de la société Reef Group domicilié en Hollande. En août 2009, le Groupe Panafricain débloque un financement de 6 millions d’euros destiné à la modernisation de l’équipement forestier et de l’usine de transformation bois de Douala, le tout en accord avec la certification FSC déjà obtenu par TRC. L’argent sera placé sur le compte de sa maison mère d'alors, Reef Group, qui fin 2010 – suite à des conflits de gestion – sera divisé en deux entités indépendantes : Reef Out Pays-Bas et TRC- Cameroun. Alors que l’argent ne pouvait que financer des projets sur le continent, il sera séquestré par la banque hollandaise.


« Le Conseil de surveillance a pris une décision draconienne en approuvant la scission complète du Reef Group, suite à de nombreuses frictions avec les frères Paul et Hubert Reef qui détenaient à l’époque 49% des parts de Reef Group. Franc Van Rooijen, qui avait 06% de Reef Group a réussi à obtenir 55% des actions de l’une des deux sociétés naissantes Reef Hout , tandis que les frères s’en sortaient avec juste 55% de TRC Cameroun. Le Groupe Panafricain d'Investissement ne peut que financer des investissements en Afrique subsaharienne et en Afrique du Nord », apprend-on auprès du liquidateur désigné de TRC.


« Au cours d’une réunion avec la banque hollandaise, le 14 mars 2011, à laquelle assistait M. Eijkelkamp, membre du Conseil de surveillance de Reef Group, la banque indiquait au PDG de Reef Group qu’aucun actif ne devait être transféré à TRC au Cameroun », soutient le liquidateur.


Actuellement, le Groupe Panafricain d’investissement et Afriland First Bank Cameroun poursuivent la banque en Hollande pour le non virement des 06 millions d’euros dans le cadre de l’investissement que voulait réaliser le fond au sein de TRC. « un montant de 857.867,12 euros lié au bois transformé préfinancé par Afriland First Bank et destiné à l’exportation a été perdu parce que la banque hollandaise n’a pas respecté ses engagements », martèle le liquidateur.

Plus de 1300 emplois directs auraient ainsi été perdus au Cameroun.



L'étouffement jusqu'au bout


Apprenant l’élaboration d’un plan devant permettre à TRC de poursuivre ses activités, la banque hollandaise va faire saisir, en 2012, des marchandises de TRC dans le Port d’Amsterdam(une partie de la commande faite par Reef Hout) en demandant le remboursement anticipé d’un prêt ; alors que les produits en question appartenaient déjà à Afriland First Bank Cameroun, relativement à un accord de financement. D’une valeur estimée au Port d’Amsterdam à 1 300 000 euros, la banque hollandaise, selon ses dires, aurait liquidé ces marchandises à 200 000 euros, à une société dont elle serait propriétaire. Détournant au passage 1 100 000 euros. Pour avoir essayé de s’y opposer, 25 personnes à l’intérieur de la banque seraient aujourd’hui menacées.


Pour sa remise à niveau, TRC va contacter un expert du domaine de la transformation du bois et de sylviculture qui confirmera des possibilités d’un redressement ; à condition que les 06 millions d’euros du Groupe Panafricain d'Investissement – toujours logés à la banque hollandaise soient enfin disponibles ainsi que le remboursement des frais engagés par Afriland First Bank « Il faudrait aussi rompre l’accord commercial totalement injuste entre Reef Hout et TRC qui ne permet par exemple pas le développement d’une combinaison de produits permettant d’atteindre la rentabilité », martèlera le spécialiste.

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