ÉTHIOPIE : QUAND L'INGÉRENCE DE L'UE SE MET AU GRAND JOUR



La situation politique et sécuritaire éthiopienne était au menu des discussions lundi dernier sur la table de l'union européenne. Est-ce dans le but de consolider la paix dans ce pays de la corne de l'Afrique ou une tentative d'ngérence en soutien aux terroristes du TPLF ? La seconde option semble plus plausible.


Les déclarations de Josep Borrel indique clairement les intentions de l'union européenne. Le ministre européen des affaires étrangères a déclaré « Nous sommes prêts à soutenir la population, mais nous appelons nos États-membres à faire des dons, en signe clair de solidarité européenne. Nous sommes pour consolider le cessez-le-feu, pour retirer toutes les forces étrangères du territoire éthiopien, pour stopper les violations des droits de l'homme et pour lancer un dialogue de réconciliation nationale, afin de préserver l'intégrité et l'unité politique de l'Ethiopie, ce qui demeure un objectif stratégique clair ».


En effet, L'UE se comporte depuis le début de la crise au Tigré comme s'il s'agit d'un pays sous tutelle occidentale. « Finalement nous devrions être prêts à prendre des mesures restrictives là où nous pensons qu'elles sont justifiés et nécessaires pour atteindre ces buts. Je pense que la situation en Éthiopie nécessiterait certainement que l'on considère les possibilités que nous offrent toutes les options à notre disposition. Et ces options, celles des mesures restrictives, selon moi, doivent être sur la table». En demandant des sanctions contre Addis-Abeba, Borrel souligné clairement son désir de se débarrasser du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed et de l'obliger à s'asseoir sur la table de discussion avec les rebelles du TPLF. Cette option ouvrira les portes à une intervention occidentale comme ce fut le cas avec l'Irak de Saddam Hussein, la Libye de Mouammar Kadhafi et le coup d'état manqué contre Bachar Al-Assad en Syrie.


L'ONU complice de la déstabilisation de L'Éthiopie


Un scénario digne de la Françafrique mais cette fois-ci c'est toute l'union européenne qui se met aux trousses du prix Nobel de la paix Abiy Ahmed, non pas pour le bien être du peuple éthiopien, mais pour les intérêts de ceux qui arment et financent la rébellion au Tigré.


La condamnation de l’Ethiopie à la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU à Genève est révélatrice. L’Ethiopie a été condamnée pour les soi-disant crimes commis au Tigray à l’initiative des pays UE alors que dans le passé les vrais crimes commis durant le gouvernement TPLF de Meles Zenawi contre les Oromo, Amhara n’avait jamais été évoqués par cette même commission qui s’est totalement disqualifiée et ridiculisée.


Les pays qui se sont abstenus, l’ont fait par peur de représailles. Parmi les pays africains il y en a 6 qui ont aussi préféré s’abstenir pour les mêmes raisons. S’ils avaient tous voté contre, la résolution ne serait pas passée. La leçon à retenir est simple « Encore une fois, l’Afrique est la première responsable de ses malheurs ».

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