FRANCE: L'AMBASSADEUR A BANGUI MIS EN RETRAITE POUR INCAPACITE A METTRE MARTIN ZIGUELE AU POUVOIR



L'on peinait à comprendre pourquoi l'ambassadeur de France en Centrafrique, Charles Malinas avait été muté précipitamment à Prague, en République Tchèque puis mis en retraite d'office, juste quelques jours après la proclamation de l'élection présidentielle de mars 2016. L'affaire avait fait les choux gras de la presse. Puis s'était éteinte sans que personne n'apporte la moindre explication. C'est pratiquement plus de 5 ans après que les langues se délient. C'est à la faveur de la requête en annulation de l'acte d'admission en retraite introduite par l'ambassadeur Charles Malinas devant les tribunaux que le pot aux roses a été découvert.


Loin des raisons avancées par le Quai d'Orsay, le ministère des affaires étrangères français, qui se justifiait spécieuse ment en arguant que l'ambassadeur Malinas sur la dénonciation de son successeur... Christian Bader, s'était livré à un "trafic à haute échelle des visas".


Cette accusation fallacieuse avait été vite balayée du revers de la main par l'Office international des réfugiés (Oprag) qui a l'époque menant une enquête approfondie à ce sujet, avait blanchi l'ambassadeur Malinas de tous les soupçons de malversations.


Du coup, la piste politique avait été choisie. L'on se souvient très vite à ce sujet des déclarations de l'opposant Joseph Bédounga qui accusait l'ambassadeur Malinas de l'avoir écarté de façon "machiavélique" à la course à la présidentielle de 2016. Au profit accusait l'infortuné opposant de Martin Ziguele qui malgré tout le zèle souvent intempestif de l'ambassadeur Malinas est pourtant finalement arrivé en 3ème position à l'issue du scrutin derrière le Pr Faustin Archange Touadera et Georges Anicet Dologuelé.


Considéré malgré ses dénégations comme un faiseur de "roi", à Bangui, l'ambassadeur Malinas n'avait pas pu curieusement, au grand dam de l'Elysée et du Quai d'Orsay, installer Martin Ziguele à la tête de la présidence de la République. Et ce malgré tout le soutien de Mme la présidente de la Transition ou de Mme la directrice des douanes pour ne citer que ceux-là. Une faute aux yeux de la France qui est impardonnable. D'où selon des sources proches de l'Elysée, son affectation presqu'à la sauvette de Bangui au lendemain de l'élection présidentielle et sa mise à la retraite d'office intervenue seulement quelques mois plus tard..


Afin de laver son honneur dit-il "bafou