NON INVITATION D'ALPHA CONDÉ ET PAUL BIYA AU SOMMET SUR LE FINANCEMENT DES ÉCONOMIES AFRICAINES



Le président français a convoqué un sommet sur le financement des économies des pays d'Afrique subsaharienne africaine. Le rendez-vous est fixé pour le 18 mai prochain. À la surprise générale, il ne figure pas sur sa liste de chefs d'état invités les noms d'Alpha Condé de la Guinée, Paul Biya du Cameroun, Faustin Archange Touadera de Centrafrique et Obiang Nguema Mbasogo de la Guinée Equatoriale entre-autres.


Il s'agit pour Emmanuel Macron de proposer «un New Deal» à ce sommet du 18 mai à Paris, pour « aider les pays africains à surmonter le «ralentissement très fort» de leurs économies depuis la crise du Covid-19 ». À quelques exceptions prêtes, la plupart des dirigeants invités sont soit à la solde de Paris, soit Macron voudrait jouer le contre-poids de sa défaite géopolitique sur le continent. Jupiter fait ainsi de la récupération. Car le Sommet en question fait suite à la diffusion d’une tribune de 18 dirigeants africains et européens, publiée le 15 avril 2020, en faveur d’une mobilisation de la communauté internationale pour affronter les conséquences de la crise sanitaire et économique causée en Afrique par la pandémie.


Un non-évènement pour les africains


De mémoire d'africain, ce sommet de trop n'est qu'une farce de Macron qui voit les sondages le placer de loin derrière Marine Le Pen à la prochaine élection présidentielle en 2022 en France. Le locataire de l'Elysée se remémorant l'époque révolue de la Françafrique ou les dirigeants africains finançaient et soutenaient l'élection des chefs d'état en France, essaye de prendre de l'avance sur sa concurrente.


Toujours de mémoire d'africain, depuis son arrivée aux affaires en Mai 2017, Emmanuel Macron a convoqué plus d'un sommet au cours desquels il a promis monts et merveilles pour soutenir les États africains en-dessous du Sahara. Aucune de ces promesses n'a été tenue. Bien au contraire, les Africains ont encore le goût amer de l'assassinat du Maréchal Idriss Deby ITNO du Tchad le 20 avril dernier. Qui, par manque de financement promis par la France et ses alliés au G5 Sahel, s'est senti obligé de prendre le taureau par les cornes au péril de sa vie.


Un financement à quelles fins ?


En écartant le Cameroun, la Guinée, la Guinée Equatoriale et la République Centrafricaine de son sommet pour les pays de l'Afrique subsaharienne, le président Français indirectement que ces pays malgré les difficultés, ont su faire face à la pandémie du Covid-19.


Au Cameroun par exemple, en pleine relance post-Covid-19, les secteurs privé et public ont obtenu un bon retour de la part des banques commerciales locales. Le crédit bancaire étant essentiel au soutien de la croissance dans le pays. Cette progression du crédit bancaire est une chose positive pour la relance de l’économie camerounaise, selon les analyses de l’IFF, une institution basée à Washington.


À Conakry depuis la période post-électorale en 2020, Alpha Condé s'est habitué à ne compter sous aucun prétexte sur la France. Cette dernière ayant soutenue indirectement l'opposition en appelant aux sanctions de la communauté internationale contre le gouvernement guinéen. Le président guinéen s'est résolument tourné vers d'autres partenaires tels que la Chine, la Russie et les pays de l'OCI (organisation de coopération islamique).


En un mot comme en mille, une seule question se pose : à qui profitera véritablement ce sommet de Paris ?

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